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Et nous voilà en janvier, après dix jours d'équilibrisme culinaire, passés à essayer de concilier gourmandise, intolérance aux produits laitiers, voire végétarisme. Une période avec des bûches sans ganache, du foie gras sans foie, des veloutés sans crème de vache, des maisons en pain d'épice sans beurre.... Tu ne verras pas grand chose de tout celà car le plus souvent tout a été Mangé Avant La Photo (MALP), le drame du blogueur culinaire il faut bien le dire :-).
Tu ne verras donc pas ...

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- la délicieuse bûche tatin de la Saint Sylvestre en version sans lait,
- la terrine de lentilles corail, lait de coco et curry, pompeusement rebaptisée "foie gras végétalien"
- les macarons de champignons crus
- les maisons en pain d'épice avec des nounours qui se sont pris une congère pendant la bataille de boules de neige. Ah si, j'ai eu le temps de les photographier :-)

Mais LE GRAND MOMENT chez nous à Noël c'est la réalisation de la bûche que nous dégustons le jour de Noël. Cela fait partie intégrante de la fête et ça tombe bien, parce que les patissiers proposant des bûches sans produits laitiers ne courrent pas les rues...Après une longue discussion sur le parfum à donner à la buche cette année - et un retour sur Terre après inventaire des ressources en temps (fin du travail le 24 au soir) et en matières premières (pas eu le temps de passer au Fenouil...) - nous avons opté pour la simplicité avec une bûche à trois composantes infiniment gourmandes:

- une génoise "à la japonaise" ultra moelleuse, d'après la recette expliquée par Christophe Michalak dans cette vidéo
- une fine couche du superbe praliné Valrhona dont le pot attendait sagement dans le placard une occasion unique
- un nappage craquant de chocolat noir Valrhona
et c'est tout. Exit la ganache à la crème de soja qui n'a pas un goût très folichon. Exit la crème de marron qui plombe. Place au moelleux praliné et à son ami le chocolat craquant!

La génoise est un bonheur à réaliser tant la pâte est légère et soyeuse. Le secret est de faire chauffer les oeufs battus en omelette et le sucre jusqu'à environ 60°C (pas plus, sinon tu obtiens une omelette sucrée!), puis de fouetter le mélange jusqu'à refroidissement. On obtient une mousse ultra légère de type sabayon dans laquelle on incorpore un soupçon d'huile et de farine (ou de fécule pour une version sans gluten). Après cuisson, la génoise reste hyper souple (imagine un oreiller :-)) et se roule très facilement... et elle est tellement moelleuse qu'elle se suffit presque à elle-même: pas besoin de l'imbiber de sirop ou de la surcharger de crème.

Pour la déco, une fois le chocolat coulé sur le biscuit roulé, tu donnes carte blanche aux apprentis cuistots qui rôdent dans les parages attirés par l'odeur de chocolat... une fourchette pour faire les stries du bois, la boîte de décorations de buche glanées ici et là au fil des ans et tu peux être sûre que ta buche ne ressemblera à aucune autre :-)


recette de la "Buche moelleuse au praliné et chocolat noir", sans produits laitiers (pour 6 personnes)

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-fouetter 4 oeufs et 60g de sucre dans une casserole sur feu doux. Quand le mélange commence à fumer, surveiller sa température en y trempant le doigt de temps en temps. Si la chaleur "pique" le doigt, retirer la casserole du feu.

-placer le mélange dans le bol d'un batteur et fouettez à vitesse moyenne jusqu'à refroidissement

-chauffer à feu doux 20g d'huile et 20g de miel (ne pas dépasser 40°C) et ajouter aux oeufs refroidis en continuant à fouetter

-tamiser 50g de farine et 1g de levure chimique et l'ajouter à la spatule au mélange précédent

-étaler la pate sur une feuille de cuisson (ou, mieux, la verser dans un cadre) et cuire 10 à 15 min à 180°C (en fonction de l'épaisseur de la pâte)

-à la sortie du four, retourner la génoise sur un torchon et laisser un peu refroidir avant d'étaler la pâte de praliné (ou une autre garniture!)

-rouler, laisser complètement refroidir puis napper de chocolat fondu (tempéré si tu as le temps) et décorer